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 Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)

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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 24 Fév - 19:26

Après avoir pris notre petit déjeuner, le frère de la princesse nous convoque. Il nous présente le capitaine du bateau qui nous transportera en Hyrkanie, il s'appelle Yusuf c'est un borgne à la barbe fourchue, son second se nomme Triss. Le navire qui nous transportera se nomme le Safaun, ce qui signifie le Limpide. A l'intérieur se trouvent cinquante rameurs professionnels et vingt marins portant le fameux coutelas à la lame courbe. Pour nous aider à protéger la princesse, nous sommes accompagnés de vingt solides gaillards armés de cimeterres et d'arcs turaniens. A la tête de ce groupe se trouve un homme à la tête de faucon dont le casque est surmonté d'une plume rouge, il s'appelle le commandant Ghassan. Alors que nous parlons de la mer Vilayet (je sais ô combien elle est peuplée de dangereux pirates) Yuri nous informe que des marins lui auraient raconté les légendes sur d'énormes poissons peuplant la mer. La princesse est accompagnée de suivantes, Faroujah (plutôt mince) et Chirin (un peu plus rondelette) Elles seront installées à l'arrière du bateau et dormiront sur le pont sous un dais.
Nous embarquons. Le départ est prévu pour la mi-journée. Nous remarquons que Ghassan nous regarde avec un air hautain. Une foule commence à s'entasser sur les quais. Cinq bœufs, sept chèvres et sept chevaux sont sacrifiés avant le départ par les prêtres pour nous porter bonheur pendant la traversée. Et le navire part sous les youyous des gens engagés pour l'occasion.
Nous voilà partis et les vents nous semblent favorables. Yuri remarque notre gracieuse princesse fait encore la tête. Quelques temps plus tard sa suivante Chirin nous informe que la Shéérazade est bien incommodée... en effet il manquerait atrocement de coussins dans ses appartements. Nous nous dirigeons vers la cabine du capitaine pour trouver une solution mais Ghassan nous passe devant et va parler au capitaine. Même en tendant bien l'oreille il est impossible d'entendre ce qu'ils se racontent. Alors que nous étions partis de la capitale il y a peu nous sommes obligés de faire déjà escale et nous finissons par accoster sur Ouarzazat une ville côtière pour acheter les coussins à la mademoiselle. Alors que nous descendons, nous remarquons qu'il y a beaucoup de panique dans la ville. Les soldats protégeant la princesse passent d'abord, Yuri et moi fermons la marche. Cette ****** de princesse en profite pour nous pousser et nous tombons dans la mer. Je n'ai jamais suivi les cours de natation de mon maître Hilipo Lou Ka et sur le coup j'ai beaucoup regretté. Mon compagnon n'a pas l'air de s'en sortir plus que moi. Heureusement les marins nous sauvent de la noyade et lorsque nous reprenons notre souffle il n'y a plus personne dans la place. Les locaux nous indiquent que le troupe se dirigeaient vers les marchés fastueux. Heureusement nous trouvons des habits secs que nous prêtent les rameurs du bateaux.
Une heure et demi plus tard nous retrouvâmes la procession et parmi eux la princesse en train de faire les boutiques. Pendant que Tarl garde un œil sur la princesse, Yuri et moi discutons avec Chirin qui semble en émoi devant des étoffes. Il semblerait que shéérazade ait profité de l'occasion pour encore une fois nous échapper grâce à l'aide de son autre suivante, Faroujah. Tarl les avait suivies et les deux femmes avaient profité de leur ressemblance pour lui brouiller la piste. alors que nous cherchions en vain pour la retrouver (impossible de savoir si l'amoureux de la princesse fils de négociant en vin a réussi à la rejoindre) La princesse et la suivante réapparaissent. Comme quoi elles auraient été effrayés par Tarl...
Nous arrivons enfin à repartir avec les coussins et toutes les objets que la capricieuse Shéérazade a achetés. Nous offrons également le riche tissu à Chirin (si les suivantes sont complices des fugues de la princesse il vaut mieux se les mettre dans la poche)
Peu après être retournés en mer, nous entendons un cri sur le pont. Nous voyons le capitaine Yusuf et Ghassan (celui-ci n'a pas arrêté de nous mépriser depuis le départ) en train de se disputer. Ghassan tient Raouf le mousse par les cheveux. Le petit est accusé d'avoir espionné la princesse pendant sa toilette. Le gamin finit la tête tranché par Ghassan. La princesse sort peu après et se dévêt devant nous. Elle dit qu'elle est une femme comme les autres et que Ghassan est un homme horrible pour avoir tué le mousse.
Le lendemain de cet incident, Faroujah nous informe que Shéérazade souhaite nous voir pour qu'on lui raconte des histoires. "Je vous propose deux milles chekets si vous ne m'amènez pas au baiseur de chèvres" dixit la princesse. La proposition me semble tentante mais à Yuri beaucoup moins, étant donné qu'il a donné sa parole au frère d'amener la princesse à son futur époux. Comme nous sommes loin de nous entendre sur le sujet la princesse se met à crier et hurle que Tarl a essayé de la tripoter. Heureusement pour nous des voiles apparaissent à l'horizon. Sommes-nous attaqués?
Il s'agit de deux galères rapides turaniennes. La capitaine est soulagé mais nous doutons fort de ces vaisseaux. Ils disent qu'ils ont été attaquées par des pirates et demandent à boire. Ghassan refuse mais Yusuf dit qu'ils sont obligés par principe de leur donner de l'eau.
Un homme embarque alors sur notre navire. C'est un bel homme en uniforme avec un jolie moustache, il dit qu'il est Abdel Hadim le capitaine du Renard rouge. Il remarque la princesse et la trouve fort jolie. Nous essayons de détourner son attention en disant que la belle princesse est atteint d'un mal incurable (au cas où il voudrait nous l'enlever pour la vendre comme esclave) Abdel sort un mouchoir, essuie une larme et le fait tomber au sol. C'est le signal.
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Hylas
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Jeu 1 Mar - 19:09

Je crois avoir dit, auparavant, que la nouvelle mission dont nous avions été chargés n'allait pas être de tout repos, si ma mémoire est bonne, mmh ?

Hé bien, je commence à en avoir un peu assez d'avoir toujours raison.

Le jour du départ, nous fûmes présentés par Hazalim à un certain Yussuf, borgne à la barbe fourchue et à la tunique colorée d'un goût des plus tapageurs, capitaine de la galère le Safouan (le Limpide), bâtiment de 50 rameurs ayant reçu l'honneur redoutable de servir de moyen de transport pour la princesse Shéérazade.

A ces 50 gaillards -libres et payés, à ma grande surprise-, une garde de 20 hommes s'ajoutait pour protéger la princesse, rutilants dans leurs armures d'or et avec leurs arcs turaniens au côté (comme si leurs belles armures leur serviraient beaucoup s'ils tombaient à l'eau, enfin passons) avec, à leur tête, le très *aimable* Ghassan, reconnaissable à son casque à plumet rouge et à sa cape en peau de panthère encore plus tape à l'oeil que la mise de Yussuf, mais bon, chacun ses goûts.

Ce fameux Ghassan nous a tout de suite gratifiés d'un regard peu amène démontrant ses doutes quant à l'utilité de notre présence à bord, mais je choisis de n'en avoir cure. Le Padisha nous avait chargés de veiller sur sa soeur, et en ce qui me concernait du moins, je faisais une affaire d'honneur de remplir cette mission à bien, non seulement par intérêt pécuniaire, mais aussi, pour une fois, pour un motif plus personnel ; mettons cela sur la folle époque de ma jeunesse où mes belles illusions vivaient encore, et que le souvenir du Padisha me rappelle avec une respectueuse affection...

La traversée promettait d'être longue, et pour exaucer ses moindres volontés, la princesse partait avec armes et bagages, ainsi que deux suivantes, que Chuluun et moi-même convînmes de tenter de mettre dans notre poche en nous adjuvant de notre charisme éblouissant de bogoss : Chirine la boulotte et Farrudja la fluette, toutes deux issues des meilleurs familles de la noblesse turanienne bien entendu. Les trois dames seraient abritées à l'arrière du navire sous un grand dais de toile goudronnée qui les protègeraient des rigueurs du climat marin. Enfin tout ce petit monde était installé, la traversée pouvait commencer.

Nous larguâmes les amarres après une cérémonie interminable, avec grand renfort de ce tintouin tout oriental à base de sacrifices animaux coûteux et salissants, pleureuses professionnelles et foule en délire pour saluer leur princesse allant se faire jeter en pâture dans les bras d'un potentat étranger pour le bien politique. Le vent était favorable, jusque-là, tout promettait bien.

SAUF QUE... Nous n'avions pas fait 50 milles que Chirine vint nous demander d'accoster au plus vite. Un malade à bord ? Une avarie ? Un manque de vivres ? Pis ! Un manque de COUSSINS !!! Sa Splendeur trouvait que sa couche manquait cruellement de moelleux et nous faisait son premier caprice à même pas deux heures de route ! Force fut d'accoster dans la première île que nous trouvâmes, à savoir Ouarzazat, charmante bourgade côtière aux habitants peu coopératifs. L'arrivée non prévue de la galère déclencha un mouvement de panique chez les habitants qui fuirent quasiment tous, à l'exception d'un personnage puissant local, qui se chargea de faire le comité d'accueil.

Sa Splendeur profita d'un instant de distraction de Chuluun et de moi-même pour nous pousser à la baille et s'enfuir comme un lapin. Détail qui aurait été anodin si l'eau n'était pas glacée et si je ne savais pas nager comme un fer à repasser... Sauvé in extremis de la noyade par deux clampins, nous ne pouvions pas courir à la poursuite de la princesse avec nos frusques trempées, autrement, nous avions toutes les chances de mourir de froid ou de maladie. Il nous fallut donc trouver de quoi nous changer en empruntant des vêtements de rechange chez les membres de l'équipage avant de nous mettre à sa recherche. Et personnellement, une envie folle de donner à sa Seigneurie, par le truchement d'une vigoureuse fessée, de *vraies* raisons d'avoir besoin de nouveaux coussins pour s'asseoir...

Une heure plus tard, nous étions, Chuluun et moi, enfin changés, et la princesse était toujours introuvable. Tarl et Terrence se joignirent à nous pour ratisser le périmètre et tenter de la récupérer. Le gouverneur Budjemma, lui, était tranquillement en train de faire visiter la ville et le souk de luxe à Sa Seigneurie de mes genoux, laquelle se carapata prestement en nous voyant arriver, la peste. Seule Chirine resta sur place, son embonpoint l'empêchant probablement de se joindre aux escapades de la demoiselle. Elle nous apprit sa déconvenue sur les frasques de sa maîtresse, ce qui nous permit, à Chuluun et à moi-même, de trouver une ouverture pour gagner les faveurs de la suivante. En réglant pour elle une facture salée de soieries et autres machins en caviar et en soie comme aiment les dames de cette haute société, nous la laissâmes pour récupérer Shéérazade, en espérant avoir marqué des points en sa faveur contre sa patronne.

L'ignoble avait poussé le vice jusqu'à vêtir Farrudja comme elle et les deux se séparèrent pour brouiller les pistes. Enfin, après de longues escapades dans la ville, Shéérazade était enfin retrouvée et nous pûmes appareiller dans l'espoir de rattraper le temps perdu. Le lendemain matin, une nouvelle catastrophe égaya notre voyage. Plus poissards que nous, à part oncle Yégor, je ne vois pas.

Ghassan fit arrêter Raouf, le mousse, un pauvre gosse de douze ans à peine, sur le motif que ce dernier aurait osé porter les yeux sur la princesse pendant sa toilette. Le capitaine s'interposa, coutelas nu, et les deux hommes commencèrent à se battre. Raouf paya son "insolence" de sa vie, et sa malheureuse tête roula sur le pont avant que nous n'ayons pu faire quoi que ce soit. Essayez de faire quelque chose après quelques heures de sommeil rudimentaire dans un hamac puant balancé par le ressac !... En voyant la scène, Sa Splendeur arriva et se dévêtit devant tout le monde, arguant qu'elle n'était pas différente des autres femmes et que le pauvre Raouf ne méritait pas l'horrible punition qui avait été la sienne. Pour la peine, Sa Seigneurie est très légèrement remontée dans mon estime. Mais faut pas pousser. Elle fit l'honneur à Ghassan de lui passer personnellement un savon mémorable devant tout l'équipage, qui calma le jeu.

Le troisième jour, Farrudja nous convoqua car sa Seigneurie nous demandait. En effet, lassée probablement par les histoires de fanfreluches et de cosmétiques, Sa Splendeur désirait que nous lui racontions des histoires pour la distraire. Nous dûmes donc nous exécuter -merci à oncle Vlad pour m'avoir transmis un patrimoine de calembredaines de la taille de la bibliothèque de Shu Shen-, puis tout à trac, la voilà qui nous propose le double de la somme que nous avait promis le Padisha contre son escorte, n'importe où mais pas chez l'Obotaï. Je refusai avec tout le respect qui lui était dû : ce n'était pas à elle, mais à son frère que j'avais promis de mener ma mission à bien, ma volonté là-dessus resterait adamantine. J'ignore ce qu'il en était pour les autres, mais de mon côté, je ne cèderais pas.

Elle était occupée à tenter de nous convaincre, lorsque la vigie nous apprit que deux voiles turaniennes avançaient à vive allure dans notre direction. Ghessan, curieux de savoir les raisons de cette rencontre, leur fit signe de s'approcher. Etranges soldats que ceux-là, dans leurs uniformes dépareillés et leurs sales bobines, qui nous avaient littéralement fondu dessus soi-disant pour nous demander de l'eau. Solidarité des marins oblige, nous accédâmes à leur demande, à ces voyageurs ayant quand même des bien sales têtes de pirates. Leur commandant était un bel homme au port altier répondant au nom d'Abdel Alim, commandant le vaisseau le Renard Rouge. Etrange nom et étranges soldats...

Il demanda la valeur marchande de Shéérazade, qui s'était approchée, et que nous refusâmes aussi courtoisement que possible de lui donner. J'avançai que la dame était fort malade du coeur, et que cette croisière était son dernier souhait avant de trépasser, afin de dissiper les soupçons. J'avais un sale pressentiment.

Qui se confirma quand l'élégant capitaine fit tomber de sa blanche main un mouchoir, qui était le signal convenu pour commencer la bataille. Car évidemment, *c'était* des pirates. Je poussai un soupir en sortant mon cimeterre.

Bon sang, des histoires comme ça, ça n'arrive qu'à moi. Je ne suis même pas sûr qu'oncle Vlad me croirait s'il m'écoutait...
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 16 Mar - 19:58

La bataille qui s'ensuivit fut enragée. Nous étions tous de vaillants combattants, mais les pirates étaient experts dans l'art de se déplacer rapidement sur un bateau qui tangue, contrairement à nous !

Nous avons essuyé de lourdes pertes : sept morts chez les gardes et trois blessés graves, huit morts et quatre blessés chez les marins, et Yussuf et Ghassan qui ont chacun pris un sérieux coup. Cependant, j'ose dire que cette bataille a visiblement révisé l'opinion du chef des gardes à notre égard, ce dont je me réjouis.

Du côté des pirates, leur chef a été occis par mes soins -et une sacrée dose de chance, avouons-le- et je le dépouillai d'un fort beau sceau, d'une carte maritime, de sa cape rouge et d'un splendide cimeterre, d'une facture et d'un fil exceptionnels. Tarl ayant émis le désir de l'acquérir, je le lui cédai pour quatre cents shekels d'argent. Cependant, l'ombre d'un affreux doute me mordit le coeur après cette transaction, je ne sus pourquoi... Notre compagnon de route ne peut que m'avoir proposé un prix honnête pour cette arme, on ne se fait pas d'arnaques entre coéquipiers, c'est quelque chose qu'oncle Vlad m'a toujours appris !... Enfin bon.

Le vaisseau avait lui aussi souffert de l'assaut, et nous dûmes faire route vers une terre susceptible de mettre le bateau à sec pour effectuer des réparations indispensables. Grâces en soient rendues à Bel, la princesse était saine et sauve, ainsi que ses suivantes. Yussuf fit voile vers une petite île qu'il connaissait pour y faire réparer le navire. Pendant ce temps, j'en profitai pour examiner la carte de plus près. Certaines îles qui y figuraient ne me paraissaient pas naturelles... Convaincu que cela cachait un message, je tentais tous les moyens pour le décrypter, jusqu'à me rendre compte qu'une fois pliée d'une certaine façon, la carte révélait une île seule, avec une autre île non signalée à côté, de grande taille. Je mis ces découvertes de côté lorsque nous mîmes pied à terre.

Ghassan organisa rapidement des tours de garde pour protéger le bateau et son auguste passagère, tandis que je prenais l'initiative d'en faire moi-même un autre. C'est ainsi qu'à la faveur de la nuit, je vis une silhouette s'écarter du groupe et partir vers la forêt dont la majeure partie de l'île était couverte. Je signalai cela à Chuluun, qui prenait le tour suivant.

Le lendemain, la stupeur se lisait sur le visage des matelots : les réserves d'eau potables avaient été sabotées, tonneaux et outres troués, et on signalait la disparition d'un certain Joumaïdi, marin engagé depuis peu, qui était très probablement l'auteur de ce forfait.

Je conseillai à Yussuf de faire réparer les réserves et de rationner le peu d'eau qui restait avant de suivre Tarl qui avait décidé d'aller dans la forêt chercher le malotru. En espérant que notre escale forcée n'allait pas nous attirer (trop) de nouveaux ennuis...
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Mer 21 Mar - 20:46

la suite ?
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Hylas
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 23 Mar - 20:18

Jounaïdi, le marin fuyard, avait fort heureusement laissé des traces que je pus pister facilement. Escorté de deux hommes que me prêta Ghassan, je pus suivre sa piste sur une longue distance, jusqu'à une clairière rocailleuse où je le perdis brièvement de vue, jusqu'à arriver de l'autre côté de la partie boisée. Bel seul sait quelle fut ma surprise quand je découvris ce qui s'y trouvait...

Une crique tranquille était dissimulée par les arbres, et deux navires battant pavillon noir s'y trouvaient. Au bord de l'eau, un village d'une petite centaine d'âmes, regroupées devant leur chef, un colosse à barbe écarlate, que d'après les bribes de conversation que je pus comprendre, s'appelait Barbarossa. Il harangua la foule, qui lui répondit par un cfri de guerre... Et en marchant dans la direction de notre bateau !

Il fallait au plus vite réagir pour limiter les dégâts au mieux. Je repris le chemin du campement avec mon escorte et prévins aussitôt Ghassan du danger que nous courions. Il prit alors ses soldats et nous nous avançâmes dans la forêt pour tendre une embuscade et prendre les pirates par surprise.

A grands renforts de pièges, de cordes, de bélier, d'archers embusqués, nous vîmes une quarantaine de frères de la côte s'avancer. Nous eumes l'avantage de la surprise, mais la bataille promettait d'être serrée, car nous étions deux fois moins nombreux.

Les pirates finirent par prendre la fuite au bout d'une interminable et éprouvante bataille, lors de laquelle nous perdîmes la moitié de nos hommes. Hélas ! Même si nous en avions tué une bonne partie, je n'y avais reconnu ni Barbarossa, ni Joumaïdi parmi eux. Je craignis que ces sales bobines n'aient été postées ici que pour faire diversion, et m'absentai de la bataille pour en avoir le coeur net.

Ce que je craignais se passait effectivement. Les marins et mes compagnons se battaient contre une autre faction de pirates, tandis que je distinguais plusieurs silhouettes courir sur la plage : deux femmes d'un côté, une troisième d'un autre, coursée par nos deux gaillards. Je parvins à retrouver l'une des trois femmes, et reconnus Farrudja : j'avais pris la précaution de demander à la princesse de la faire vêtir comme elle, afin de cultiver la confusion. La malheureuse semblait choquée, mais indemne. Je la priai de ne se manifester que lorsqu'elle verrait Ghassan et ses hommes, qui arrivaient rapidement sur les lieux.

Elle m'apprit, en outre, que la princesse avait été enlevée, avec Chirine, et emmenée en direction du village pirate. Voilà une nouvelle galère dont je me serais bien passé...
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Mer 28 Mar - 1:51

j attends le resumé de maitretarl avec impatience...
prends ton temps mais applique toi...
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 30 Mar - 9:54

Je sais que vous l’attendez tous : un partie de l’histoire du légendaire Maître Tarl ! Petits et grands ne soyaient pas impatient, je vais vous en narrez une partie.

Cette partie de l’histoire se situe après qu’ils (Maître Tarl et ses compagnons) se sont aperçu que la princesse Shéhérazade avait était enlevé.

Apres une rapide discussion, Maître Tarl et ses compagnons, n’écoutant que leur courage, partir à la poursuite des forbans ! La Princesse Shéhérazade, étant une pure peste, ralenti beaucoup les pirates en ne se laissant pas emmener. Pour une fois que son mauvais caractère d’enfant gâté sert la cause… Chirine et elle font équipe pour ralentir le groupe. Chacune tire d’un côté diffèrent pour que les gardes est beaucoup de mal à les faire avancer.

Maître Tarl et ses compagnons repèrent la Princesse dans un bois. Maître Tarl en pur Héros cours secourir la princesse avec les 10 gardes valident restant. Notre Héro attaqua Barbarosa, le chef des pirates, en donnent un coup de Cimeterre (qu’il a si chèrement paye à Yuri (mon oncle me disait toujours qu’entre coéquipier ce n’est pas bien de se faire autant de bénéfice…)) qui rentrera dans la légende !! A ce moment Chuluun n’écoutant que sont courage, décide de sortir de derrière l’arbre, où il se cachait, touche le chef des forbans et lui lance un sort qui scella la destinée du combat. Avec un art consommé, à rendre les hommes tout mou, il fit écroulé Barbarosa le chef des pirates. Les autres pirates prirent la fuite. C’est après cette fuite que Terence et Youri décidèrent de s’approché de la zone du combat. Dans un élan de générosité et de noblesse qui caractérise les héros, Maître Tarl ramasse le sabre de Barbarosa, l’estime à plus de 1000 shekels d'argent, et l’offre GENEREUSEMENT à Youri. Il marqua par ce geste la différence entre un voleur mesquin et un autre qui sait se montrer chevaleresque !! Vu la participation de Youri au dernier combat je doute que le sabre d’abordage serve un jour….

Maître Tarl et Youri menaient l’interrogatoire selon la technique du bon et du méchant. Comme Youri n’avait pas participé au combat il joua le « bon »… Lors de cette interrogatoire ils apprirent que Barbarosa a était payé par Abdel Alim, le Chef des pirates précédemment ourdi, pour enlever la Princesse. La commande a était passé par le Clan des Frères de la lune rouge. Groupement dont personne ne sait rien. Au moment d’occire le manant la Princesse trop gâté s’oppose.

Chuluun pat en éclaireur avec un garde pour voir si les pirates sont toujours à quai mais malheureusement ils sont partis…

Le Bateau est réparé et ils se dirigèrent vers le village pour pouvoir prendre des vivres et refaire la provision d’eau. Apres avoir refait le plein ils prirent la mer.

Apres quelque temps 3 galions se pointent à l’horizon. Notre Héro se prépare au combat mais l’on reconnait les couleurs du Futur époux de la princesse. Ne les voyant pas arriver, il avait envoyé des gens les secourir. Il ne savait pas encore que Maître Tarl et ses compagnons veillaient sur sa bien-aimée…

L’arrivé à Ramdam se fit sans souci et une superbe réception fut organisée pour la future Reine. 1200 personnes furent conviées. Au cours de la soirée la Princesse s’éclipsa avec le fil du Khan, le prince Grégorie. Ce prince était un très bel homme et faisait du charme à la Princesse, qui n’était pas insensible à ses avances. Maître Tarl et ses compagnons, moins Chuluun qui préféra regarder les danseuses qu’écouter ses devoirs, suivirent la princesse. Youri dans un efficace élan de diplomatie, son habilité avec la langue supasse celle de la dague, réussi à éviter l’incident diplomatique et fit re rentrer la Princesse.

La fin de soirée arrive et notre héros et ses compagnons se retiraient dans leurs appartements ? Chuluun (le vicieux) et Terence décidèrent d’amener avec eux des courtisanes. Maître Tarl et Youri, conscient que leur devoir premier est la protection de la princesse, décidèrent de se reposer. Au cours de sa nuit de débauche Terence entendit un cri ! Il réveilla notre héros et ses compagnons ! Maître Tarl ce saisi de son cimeterre (si chèrement payé) et de son Bocle et couru en tenu légère dans la chambre de la princesse où 5 hommes en noire essayaient de l’enlever. Il tua un garde. Chuluun, revenu de sa débauche, rendit une fois de plus un homme tout mou. Un autre homme en noir fait tuer et les autres partir en courant. Bien qu’ils aient appelé à la garde, ils s’aperçurent que les gardes était inerte et que personne ne venait. C’est à ce moment-là qu’une fatigue s’abatis sur eux. Comme disait un grand sage (malheureusement disparu à ce jour) : La fatigue s’est abattue sur eux comme la misère sur le monde… Ils comprirent qu’ils avaient était drogué !

Le lendemain matin, au grand soulagement de tout le monde, la Princesse était toujours là !

Le Kang mis à leur disposition 15 gardes commandés par Kang Gian, qui était apparenté au futur marié. La Princesse monta dans un carrosse de Bronze.

Kang Gian se montra charmant et nous raconta l’histoire de son Oncle, le Roi, qui uni les tribus pour partir conquérir le monde. Ses méthodes étaient non conventionnelles. Il partager les butins à part égale. A la tête de 80 000 hommes il conquit une grande partie de ses voisins. Mais les Turanien engagèrent des Hiboreens de l’ouest et enlevèrent sa femme Manailla pour qu’il abandonne la guerre. Etant homme d’honneur, il accepta et se concentra sur le développement de son pays. Cela ne fit pas l’unanimité chez ses hommes. Kubilaï chef du Nord préférait garder la tradition du pillage plutôt que du travail !

Apres une avancé lente ils arrivèrent en vue d’un campement. Ce campement n’était qu’un charnier ! Des traces leur indiquèrent que le grand sorcier chauve-souris était passé par là… Apres avoir fait le tour du campement Kang Gian trouva Manailla, la Fleure du désert morte. Ils lui firent un beau bucher funéraire mais l’absence du roi les inquiétés….

La suite ??? Ne soyez pas impatient !! Maître Tarl et ses compagnons reviendront et vous éblouirons une fois de plus….
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 30 Mar - 9:56

1 h 45 pour faire le resumé alors premier et dernier !!! Desolé pour les fautes...
On m'a demandé de l'ecrir avec la visions du joueurs c'est pour sa qu'il est mis en avant...
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 30 Mar - 16:25

Tarl parle comme Alain Delon XD

Résumé de Chuluun:
La princesse s'étant fait enlever par des pirates nous partons avec Ghassan et dix gardes. Nous arrivons à suivre leur pas grâce aux traces laissées par Chirin (je crois que les donzelles ne se sont pas laissées faire... d'un côté je plains un peu les kidnappeurs) Lorsque nous les retrouvons , nous apercevons Barbarossa et six pirates avec lui. Ils ne nous voient pas encore, les arbres de la forêt nous dissimilant. Quelques petites roulades dans les buissons plus tard j'arrive à me faufiler discrètement près d'eux, tandis que Tarl et Ghassan viennent taper dans le tas. Terrence et Yuri préparent leur arc et leurs flèches pour toucher Barbarossa. C'était alors que tel un oiseau de proie je surgit de l'arbre derrière lequel j'attendais le moment propice et je jette le sort Flaccidité des os à Barbarossa. Devant tant de puissance les pirates s'enfuient tandis que leur chef s'écroule à cause la mollesse de ses membres. Le bougre nous supplie de l'épargner et se met aux aveux. On l'a payé pour enlever la princesse et ses employeurs se nomment 'Les frères de la Fraternité Rouge'. Je comptais sacrifier le gredin (bien sûr il s'agissait de lui éviter des souffrances inutiles) mais la princesse et les autres me demandent de lui accorder grâce. Je m'éloigne pour essayer de voir si les autres pirates fuyards sont toujours à la crique avec leur bateau mais le temps d'arriver ils avaient déjà mis les voiles... de leurs navires. Nous reprenons la mer. Une galère apparaît à l'horizon, c'est le khan Vassiliev qui vient nous escorter jusqu'à Rhamdam. Cela fait plaisir de faire des rencontres amicales.
Alors que tombent les flocons de neiges, nous voilà à Rhamdam. C'est une belle cité même si elle est moins imposante que la capitale. J'y ai déjà séjourné pendant quelques années au début de mon périple et j'apprécie beaucoup cette ville. Cependant il ne m'était pas donné auparavant d'assister à de prestigieux banquets, comme celui qui a été organisé en notre honneur. Vassiliev, un homme à la bonne bedaine, a donc ordonné une réception en l'honneur de la princesse. Celle-ci ne semble pas être ravie d'être ici mais elle se tient dignement. Les nobles viennent donner cadeaux à la princesse et des danseuses et des jongleurs nous font le spectacle.
Cher journal, j'ai par la suite eu un grand moment d'égarement. J'ai eu une adolescence tumultueuse qui m'a valu bien des réprimandes. La débauche et l'inconscience de ma prime jeunesse ont été la cause directe de mon voyage forcé. Le vin, la nourriture en abondance et les jolies danseuses m'ont tellement absorbé que je n'ai pas vu que mes compagnons m'avaient faussé compagnie pendant la soirée. J'ai demandé plusieurs fois autour de moi et personne ne put me renseigner. La fête finit deux heures avant l'aube. Je retrouve mes compagnons mais l'heure est au coucher. Cependant on nous propose de belles courtisanes pour prolonger les festivités. Terrence et moi ne refusons pas (après tout il n'a jamais été question que je vive de manière chaste, à part cette petite soirée j'ai été fort peu guidé par mes pulsions)
Quelques temps après nous entendons des cris. Inquiet pour Shéérazade nous accourrons vers sa chambre où nous retrouvons les gardes chargés de sa sécurité inertes. Encore une fois la princesse est en train de faire enlever et nous devons nous précipiter à son secours. Nous sautons par dessus le balcon et nous nous retrouvâmes dehors où nous voyons que les forbans ne sont pas loin de nous. Yuri, Terrence et Tarl s'attaquent aux hommes qui détiennent la princesse, tandis que moi je jette un petit sort sur l'un deux qui partaient dans la position opposée. Le combat fini, je tranche le coup de mon adversaire pour le sacrifice et mes compagnons achèvent le reste des kidnappeurs. Nos paupières deviennent soudainement lourdes et nous tombons dans un profond sommeil. Lorsque nous nous réveillons nous apprenons que nous avons été drogués au lotus jaune, ce qui est la cause de ce sommeil (et que les pauvres malheureux gardes ont été exécutés pour s'être endormis)
Nous continuons notre route pour amener la princesse à son promis hyrcanien. Notre voyage se fera avec quinze hyrcanins qui montent des petits chevaux. Leur chef se sommes Kang Jian et ce jeune homme d'à peine 20 ans et le neveu d'Ogotai lui-même. La traversée dans les steppes se révèle aussi monotone que le désert turanien et les nuits sont tout aussi froides. Heureusement Kang Jian est un charmant compagnon qui adore raconter des histoires, ce qui a le don de nous plaire beaucoup à Shéérazade et moi.
Il nous raconte l'enfance de son oncle, la trahison de son propre père envers Ogotai et comme quoi celui-ci partage les butins de ses conquêtes en part égales avec ses compagnons. Il nous apprend aussi que son oncle, en souhaitant la paix avec les turaniens, s'est attiré les foudres de chefs de clan du Nord (notamment de Kubilai, le fils de l'orage) La première femme d'Ogotai, Manaya la fleur des stappes, aurait même été enlevée par ses opposants avant d'être retrouvée. Le promis de la princesse semble être un homme valeureux.
Dix jours plus tard nous arrivons au domaine de Gugitahan. Hélas, le camp n'est plus que yourtes dévastées et des centaines de cadavres gisent sur le sol depuis au moins deux jours environ. Parmi eux se trouve le corps de Manaya, les compagnons de Kang Jian lui donne une cérémonie funéraire digne se don rang. En observant les cadavres, nous nous rendons compte qu'ils ont souffert d'horribles blessures mais pas causés par des arcs hyrcaniens. Cela nous rappelle beaucoup l'attaque des brigands turaniens lors de notre précédente mission.
Sur ce, j'entends un petit grattement et j'aperçois un petit renard bleu. Celui-ci me fait signe de la tête, comme s'il voulait qu'on lui suive...
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Hylas
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 30 Mar - 17:05

La précédente bataille avait été gourmande en sang : sur les vingt guerriers expérimentés qui étaient partis avec nous, dix ne reverraient jamais leur terre. Il ne restait plus que sept marins pour faire avancer le bateau, qui avait encore besoin de réparations. D'après ce que j'avais vu, il restait environ une quarantaine de frères de la côte à qui régler le compte pour nous assurer d'être tout à fait tranquilles. Et j'étais particulièrement inquiet pour sa Splendeur, qui avait été enlevée avec Chirine.

Heureusement, le caractère rétif de la demoiselle allait se révéler salutaire dans ce cas précis : luttant, criant et se débattant avec une énergie comme seul saurait en avoir un coeur aussi combattif que le sien, la princesse et sa suivante avaient ainsi permis de ralentir le convoi qui la traînait vers le village pirate, mais aussi de la localiser.

Une terrible bataille nous opposa aux sept forbans qui retenaient la princesse, Barbarossa en tête, et ce fut un extraordinaire prodige de Chuluun qui tourna l'assaut à notre avantage : au cours de la bataille, il se jeta sur le chef des bandits et lui lança un sortilège qui lui ôta toute force dans les membres, ne lui permettant plus de brandir une épée, ou même de se tenir debout ! Ainsi désarmé, le chef communiqua sa panique à ses hommes, qui furent facilement défaits. Les révélations qu'il nous fit nous intriguèrent au plus haut point.

Il avait commandité l'enlèvement de la princesse sous les ordres de la Fraternité Rouge, clan mystérieux dont le nom ne disait rien à personne. Ils avaient fomenté d'enlever la fille pour faire pression sur le père, le roi de Turan. Ce complot acheva de nous rendre odieux notre chef pirate, et il ne dut la vie sauve qu'à l'intercession de Shéérazade, qui interdit que nous abrégions ses souffrances. Tarl m'offrit de bonne grâce le sabre d'abordage de Barbarossa, qui était une arme splendide.

Après une large brèche dans les réserves du village pirate, nous reprîmes la route, jusqu'à nous retrouver face à trois galères. L'espace d'une seconde, je craignis un nouvel ennemi, mais Bel en soit loué, les trois galères battaient pavillon Hyrkanien ! Le Khan Vassiliev, inquiet de notre retard, avait dépêché les trois bâtiments pour aller à notre rencontre. J'avouerai que je n'étais pas mécontent de voir enfin des alliés, après tout ce que nous venions de subir !

Le Khan Vassiliev était le gouverneur de Ramdam, première ville hyrkanienne que nous atteignîmes et qui nous offrit le gîte, ainsi qu'une splendide fête pour célébrer l'arrivée de la future reine. La cité, pour ce que j'en ai pu voir, était belle et bonne, les gens qui la peuplaient étaient assez beaux, clairs de peau aux yeux légèrement fendus en amande. Les premiers flocons de l'hiver ajoutèrent leur grâce délicate à l'ensemble.

La fête donnée par le Khan était immense, on m'a parlé de 1200 convives, et les festivités faisaient honneur à notre hôte, qui nous fit la bonté de nous recevoir en personne. C'était un imposant personnage, barbu, bedonnant, à la ceinture duquel pendait un tulwar splendide tout décoré de gemmes qui aiguisa violemment mon envie. Il me fallut tous mes efforts de volonté pour ne pas le lui dérober.

Pendant un temps interminable, les nobles personnages défilèrent devant Shéérazade, qui fort heureusement, savait tenir son rang lorsque cela était nécessaire. Cependant, je remarquai, ainsi que mes compagnons -sauf Chuluun, captivé par le spectacle des danseuses-, que sa Seigneurie était partie en direction des jardins. Cela n'avait rien d'étonnant, la chaleur dans la salle de bal était étouffante. Mais ce qui était plus sérieux, c'était qu'elle n'était pas seule. Je décidai de la suivre.

Un fort beau jeune homme d'une vingtaine d'années était en train de s'entretenir avec elle, et lui témoignait des attentions que d'aucuns trouveraient fort osées, envers une future mariée qui n'est pas la sienne. Il s'agissait de Grigori, fils du Khan. J'usai de toute ma diplomatie pour éloigner délicatement l'importun de la demoiselle, sans froisser ni l'un ni l'autre. Le bon vieux truc du message urgent délivré de la part de son père suffit à éviter le scandale... Mais j'avoue que j'en ai eu des sueurs froides ! Toujours user de diplomatie, c'est ce qu'oncle Vlad m'a toujours dit. Et une fois que la diplomatie ne marche plus, le pal ; mais dans ce cas précis, il ne s'est pas avéré nécessaire, heureusement !

Le reste de la soirée se passa sans événement notable, et fut fort plaisant. Le Khan, hôte délicat, avait mis à notre disposition d'expertes courtisanes pour agrémenter la fin de notre nuit ; Terrence et Chuluun acceptèrent, tandis que je préférais économiser mes forces et mettre les quelques heures qui nous séparaient de l'aube à contribution pour me reposer. Mais mon sommeil fut de courte durée : Tarl me réveilla en sursaut, et je bondis de ma couche en devinant les cris de la princesse ! Armé et vêtu en toute hâte, je me précipitai avec mes compagnons pour voir Shéérazade qui était assaillie par cinq hommes en noir.

La bataille fut rapide et brutale. Chuluun fit encore usage de son sortilège d'amollissement des os, qui mit un des voleurs hors de course. Les autres furent tués ou faits prisonniers et encore cette fois, durent la vie sauve à la seule entremise de la Princesse. Je reconnus vite que les gardes avaient tous été drogués au lotus jaune ; tout comme tout le reste de la population du palais... J'eus à peine le temps de regagner ma chambre avant de m'écrouler à mon tour, victime de la même drogue. Je me disais aussi que ces petits fours avaient un drôle d'arrière-goût...

Lorsque je rouvris les yeux le lendemain, je craignis qu'une nouvelle attaque n'ait abouti contre la princesse, mais heureusement non : la tentative de cette nuit avait été la seule, et sa Splendeur était saine et sauve. Le Khan, catastrophé qu'une telle effraction se soit passée sous son toit, fit mener une enquête. Aux hommes de Ghassan, s'ajouta une cohorte de quinze cavaliers de l'Est, montés sur ces petits chevaux nerveux dont le pays abonde, menés par un tout jeune capitaine de vingt ans, Kang Jian, neveu de l'Obotaï. Ce jouvenceau chargé de colifichets s'offrit de nous escorter jusqu'à l'ultime destination de la princesse. Nous accueillîmes cette aide avec reconnaissance.

Le voyage fut long et monotone. Le vent sec et froid des steppes nous changeait de l'étouffante chaleur du désert turanien. Pendant le voyage, Kang Jian nous régala -et la princesse surtout, qui était friande d'histoires- de nombreux récits et légendes du pays. Il nous entretint sur l'enfance de l'Obotaï, trahi par les hommes de son père. Celui-ci avait établi l'usage nouveau de répartir le butin en parts égales auprès de ses hommes, ce qui n'était pas la coutume habituelle. Aidés d'Hyboréens, des guerriers turaniens lui déclarèrent la guerre et son épouse, Manaya, la Fleur des Steppes, fut enlevée, puis retrouvée.

La paix fut ensuite signée avec le sultan, car l'Obotaï avait saisi l'importance du commerce et les enjeux que celui-ci permettait pour l'économie, et avec elle, l'avancement de tout le pays. Plusieurs clans s'étaient opposés à lui, considérant que le pillage était un usage plus repectable puisque plus ancien. Le principal d'entre eux était le clan de Kublai Khan, fils de l'Orage.

Le convoi avanait d'environ trente kilomètres par jour, et une dizaine de jours fut nécessaire pour rejoindre le campement. Le temps était froid, brumeux, lugubre. Mais l'accueil était atroce.

Des centaine de chevaux pourrissaient au milieu des yourtes dévastées, les cadavres que nous examinâmes présentaient les mêmes épouvantables traces que celles des bandits de notre garçonnière : coups de griffes, éventrations, pas la moindre trace d'une flèche, alors que la réputation des archers Hyrkaniens n'est plus à faire. Ils se seraient faits massacrer sans se battre ?... De toute évidence, le désert n'avait pas dévoré ce monstre-là !

Les cavaliers retrouvèrent le corps d'une noble dame, pour laquelle ils bâtirent aussitôt un bûcher funéraire et firent les honneurs. Kang Jian m'apprit qu'il s'agissait là de Manaya, la Fleur des Steppes. Mais la panique le prit bientôt.

Qu'allait-il encore nous arriver ?
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 6 Avr - 19:40

Nous avons mis pied à terre sur une île et suite à la précédente attaque il restait 10 bon gars robuste et Ghassan. Les marins se mirent à réparer le navire le plus vite possible alors que nous nous mettons en marche pour retrouver la princesse si convoitée. Des traces nous facilitèrent la traque et nous arrivons 10 mètres derrière les pirates. Ces derniers avaient du mal à avancer à cause de leurs otages qui se débattaient. Les gardes se positionnent et ils leur tombe sur le poil. Tandis que j’ajuste mon tir je suis impressionné par le chef pirate Barbarossa, dont une rage dévastatrice émanée de sa personne. Chulunn dans un élan de folie (du moins je crois) se jette sur lui et le pirate s’écroule. Je ne sais pas ce qu’il a utilisé mais ça ne rigole plus. Je commence à avoir peur de mon compagnon, je n’aimerais pas m’attirer ses foudres. Et les pirates le comprennent aussi, fuyant sous la puissance de Chulunn.
Yuri et Tarl cuisine le chef abandonné qui a l’air pitoyable et nous décidons de le réduire au silence une fois ce que nous voulions savoir en notre possession. Cependant la princesse et Ghassan refuse de nous laisser faire.
Nous revenons à notre navire, les réparations sont bientôt finies tandis que Yuri part en éclaireur au village des mercenaires sanguinaires mais il revient dépité. Nous faisons route vers la crique déserte et faisons le plein d’eau douce et de vin. Autant nous ragaillardir.
La mer est calme mais nous voyons des galères approcher et nous nous préparons à recevoir les nouveaux assaillants mais ce fut une escorte bienveillante au couleur du Khan Vassiliev.
Nous voilà enfin à Rhamdan, ville très peuplée. Le gouverneur nous invite à la fête en l’honneur de la belle princesse. Lors de cette divine soirée, les nobles couvrent Shéhérazade de cadeaux et la bénissent. Sa mine boudeuse lui va a ravi. Je détourne les yeux puis revient sur elle mais elle a une fois de plus disparu. Un mouvement m’interpelle et je la voie partir vers les jardins. Autant la suivre et couper son envie de fuguer une fois encore. Un jeune homme d’une beauté parfaite l’avait rejoint et l’aguichait. Je souhaitais que les gardes qui protégeaient la future reine l’assomment pour le remettre à sa place. Yuri qui avait vu aussi la fugueuse s’approcha en faisant une révérence au coureur. J’écoute l’échange en jetant un œil dans la salle des fêtes. Chulunn semblait beaucoup s’amuser avec les danseuses.
Alors comme ça ce divin jeune homme est le fils du gouverneur. Yuri l’envoie voir son père et j’en profite pour le fusiller du regard alors qu’il me passe sous le nez. Le restant de la soirée fut bonne et je profite de finir cette fête avec une courtisane. Malgré ma fatigue elle sait y faire. Soudain j’entends un bruit sourd. Je suppose que ma fatigue me joue des tours mais je préfère vérifier, la chambre de la princesse jouxte à le mienne. Les gardes qui encadrent la porte sont affalés au sol, impossible de les réveiller. Ils devaient être drogués. Je prends l’arme d’un des gardes et j’entrouvre la porte. Je discerne vaguement des gens, impossible de savoir si c’est des gardes mais il y en a un sur la terrasse qui monte. Pas une minute à perdre, j’avertis mes compagnons en tambourinant à leur porte. Un cri perce le silence et je déboule dans la chambre de la princesse, entre les griffes d’un assaillant. Je me précipite sur lui, frustré de n’avoir pu finir ma nuit d’amour avec ma courtisane et hors de mort qu’on touche à Shéhérazade. Yuri non plus n’a pas apprécié de se faire réveiller en pleine nuit.
Le combat se clôture, la princesse est en état de choc et ses servantes ainsi que les gardes dans la chambre sont écroulés au sol. Je me sens extrêmement fatigué, l’adrénaline et la drague levant un brouillard dans mon esprit. Je ne rejoins pas ma chambre et me vautre sur le lieu du combat.
Le lendemain le Khan est catastrophé en entendant que tout le palais était hors d’état de se défendre. Tous avaient été drogués. Il fera son enquête et voulu abattre la garde rapprochée de la princesse qui avait failli à son devoir. La magnifique peste les fit gracier.
Nous partons en carrosse rejoindre le futur époux car était notre mission. Bon nombre de gardes hyrkaniens nous protègent dont le chef d’une vingtaine d’année Kang Jian, neveu du futur époux. Je trouve le voyage monotone alors que Kang Jian est un bavard. Il nous raconte l’histoire de son oncle.
Nous mettons 10 jours pour rejoindre le camp de l’oncle mais nous sommes accueillis d’une drôle de façon. Des corps pourrissants jonchaient le terrain et aucune flèche ne fut trouvée. Les cadavres ont été dévorés par des renards et autre chose de bien plus gros. Tarl indique que c’est la même chose qu’il y avait dans la grotte du désert. Je frissonne d’effroi à cette pensée. L’escorte reste de marbre devant ce macabre spectacle et forme un buché en l’honneur de la première femme de l’empereur, Manaya la Fleur des Steppes. Le jeune chef est anxieux car l’empereur qui devait être là pour accueillir la princesse n’est pas là.
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 6 Avr - 20:36

Résumé de Chuluun:

Je suivis donc la piste du petit renard et me voilà pris dans une grande brume. J'aperçois une silhouette fantomatique phosphorescente. Il s'agit d'un vieillard assis en tailleur (H.S: Un vieux c'est Perceval qui serait content) C'est un vieux chauve à la longue barbe blanche. Je peux entendre sa voix dans ma tête.

"Approchez, fils de l'Ouest, je vais bientôt rejoindre les quatre vents pour l'éternité. Je suis Tchin-Khai, le shaman du clan des loups et mon maître est Ogotaï le puissant. J'ai fini ma vie misérablement comme un rêne dans la gueule du loup. De puissantes créatures sont venues du nord, les Metoh Tanghi, les fils du dieu du sang Arimar Tangmi, appelées par Oghul le sorcier servant Kubilaï-khan, le fils de l'orage.
Dans les collines du Nord se trouve le temple de ce dieu impie où mon seigneur sera sacrifié pour remercier les dieux des massacres.
Hâtez-vous si vous voulez empêcher une ère de terreur sur mon pays mais prenez garde car tous les Metoh Tanghi n'ont pas été renvoyés dans leur domaine de glace. Ce sont des créatures féroces et puissantes. Je dois à présent vous laisser."

Et la forme du vieillard finit par disparaître. De retour au camp je raconte cette mise à garde à mes compagnons. Les hyrkaniens ont l'air terrorisés. Ghassan ne pouvant quittant la princesse, nous décidâmes de nous séparer du reste de la troupe pour partir à la rescousse d'Ogotaï. Yuri, Tarl partent avec moi ainsi que le jeune Kang Jian accompagnés de deux autres hyrkaniens Zhuang et Huana (bien qu'ayant eu le courage de se proposer on peut voir la peur sur leurs visages)
Nous partons alors vers le Nord. en chemin nous tombons sur un homme en marche. Je pus remarquer qu'il portait de beaux vêtements de finition stygienne. Il se somme Amonra-tout et son équipage a été attaqué. Comme nous marchons dans la direction qui l’intéresse Amonra se rajoute à notre groupe. Il nous avoue être intéressé par la magie et qu'il est à la recherche de quelques mystères.
Au loin on voit se dessiner un pic tout blanc. En fait il s'agit du temple maudit... et il est constitué d'une pyramide crânes.
(Les crânes, la mort, tout cela me rappelle cette histoire dont j'avais entendue parler. Dans la région, plusieurs expéditions étaient parties à la recherche du Bâton de la Mort, il s'agit d'un puissant artefact magique mais on ignore son utilité)

Nous ne sommes qu'à quelques kilomètres et la nuit va tomber. Devant l'entrée du temple, nous apercevons un feu autour duquel campent quatre gardes. Hors du feu Yuri voit une masse, il s'agit de nombreux chevaux. On entend très clairement une mélopée venant du temple, jointe par des gongs.
Nous montons chacun la garde pendant la nuit sans problème particulier et la mélopée continue toujours.
Nous attaquons à coups de flèches les gardes mais l'un d'entre eux a juste été assommé. Après l'avoir réveillé il nous explique que le temple est constitué de deux étages.
Nous mettons les tenues hyrkaniennes des gardes (sauf Amonra) et rentrons dans le temple. au fur et à mesure que nous montons nous pouvons entendre au premier étage les gongs. Nous voilà au deuxième étage où un équivalent de deux cents hyrkaniens sont prosternés face à une statue monstrueuse et simiesque avec plusieurs rangées de crocs et aux yeux de rubis, couronnée d'or massif. Devant la statue se trouvent deux grands gongs de bronze. Entre les gongs, quatre créatures montant la garde immobiles (H.S: des Yétis, mais pas aussi gentils que George) Elles ont un regard cruel et renifle l'air ambiant. Apparemment elles sont contrôlées par celui que je soupçonne être le sorcier Oghul et que j'aperçois devant la statue. Il s'agit d'un hyrkanien, vêtu d'une peau de chèvre avec un couteau en pierre. Proche de lui se trouve un autre hyrkanien avec une cuirasse de bronze, sûrement le fils de l'orage. A côté du sorcier est attaché nu l'Ushi-Kagan. Dépêchez-nous avant qu'il ne soit sacrifier!
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Hylas
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 13 Avr - 18:05

Chuluun profita de l'instant de latence occasionné par la nuit qui tombait pour nous raconter une histoire des plus étranges. Il eut, pendant son tour de garde, la visite d'un renard à pelage bleuté. Cet animal le guida vers une plaine brumeuse, non loin du camp, où, sur une dalle de pierre, méditait un vieillard phosphorescent. Cela m'a rappelé les histoires de fantômes qu'oncle Yégor aimait me raconter pour m'empêcher de dormir, et je frissonnai. Chuluun nous dit que l'apparition lui adressa la parole, sans remuer les lèvres.

Le vieillard se nommerait Chin Kai et a dit rejoindre bientôt les 4 vents. Il était chamane du clan du Loup, sous les ordres d'Ogotaï le Puissant. Avant de rejoindre les limbes, il voulait délivrer un message urgent : les Metho Tangmi, les puissants Hommes du Nord, fils d'Aribar Tangmi, s'étaient joints à Oghul le sorcier servant Kublai Khan, le Fils de l'Orage. Ceux-ci avaient capturé l'Ogotai dans le temple des Collines du Nord afin de le sacrifier au dieu des massacres, dans un peu plus de vingt-quatre heures.

L'heure n'était plus à l'hésitation, il nous fallait nous hâter si nous voulions avoir une petite chance de sauver l'Ogotaï. Ghassan se proposa de garder la princesse avec les gardes et les cavaliers, tandis que nous fîmes route vers le Nord, en compagnie de Kang Jian et de deux de ses hommes, Zhuang et Uhana. Malgré le fait qu'ils se soient portés volontaires, on sentait la peur dans leur regard, et je ne les en estimais que davantage. Leur courage était à la mesure de leur terreur !

Fort peu de temps après nous être mis en route, nous fîmes une bien étrange rencontre. Un marcheur, richement vêtu à la stygienne, fit son apparition. Il dégageait une impression étrange. Il se présenta comme un aristocrate du nom d'Amonra-Tout, et nous expliqua que son équipage avait été attaqué. Il nous demanda la direction que nous prenions, et nous acceptâmes de le prendre avec nous. Une paire de bras supplémentaires ne pouvait faire guère de mal, d'autant plus que notre mystérieux voyageur se piquait d'alchimie et de mystères.

Il nous expliqua qu'il faisait partie d'une expédition venant chercher un artefact étrange, un "bâton de mort" sur lesquels les racontars ne dévoilaient pas grand-chose, à part qu'il était, dit-on, capable de cracher feu et éclairs.

Nous arrivâmes rapidement à une montagne blanche entre deux collines, et en nous approchant, quelle ne fut pas notre surprise en nous rendant compte -avec une nausée qui me monta à la gorge- qu'elle était entièrement constituée d'ossements humains ! Le climat refroidissait rapidement autour du temple maudit, à mesure que la nuit approchait. En m'approchant du temple, je ne pouvais que distinguer un feu de camp avec quatre hommes autour, ainsi qu'une large masse mouvante qu'en me rapprochant, je reconnus comme deux bonnes centaines de chevaux.

Une mélopée faite de chants et de gongs s'élevait de l'entrée de temple, nous indiquant que le rituel avait déjà commencé et que les fidèles étaient en train de tomber en transe. Cet important sacrifice demanderait cependant encore quelques heures de préparation, qui nous seraient précieuses pour agir.

Nous commençâmes par nous attaquer aux gardes : trois furent tués, le quatrième épargné le temps d'avouer ce qu'il savait. Il nous expliqua que le temple se divisait en deux niveaux : le premier où se trouvaient les musiciens, le second, plus élevé, qui était la salle de sacrifice.

Nous abrégeâmes les souffrances de l'infortuné avant de grimper hardiment vers le second étage, et le spectacle nous saisit tous : deux cents fidèles prosternés nous tournaient le dos, honorant une statue gigantesque d'un dieu à face simiesque, couronné d'or, à la gueule ouverte remplie de crocs, dont les quatre bras se terminaient en pattes griffues. Aux pieds de la statue, une large table sacrificielle équipée de fers retenait un fort bel homme nu, aux longs cheveux tressés, que Kang Jian reconnut comme étant son oncle, l'Ogotaï. A ses côtés se trouvaient un vieillard abominable, maigre et couvert de peaux, le cou paré d'un collier d'os et tenant un long couteau à la main : Oghul ; de l'autre côté se trouvait Khublai Khan, cuirassé, l'épée au côté. Mais nous étions également stupéfaits en remarquant deux géants couverts de fourrure blanche, chacun actionnant un gong gigantesque de part et d'autre de la statue : deux Metho Tangmi, ou yétis, comme les appelait oncle Yégor.

Le désespoir me saisit : comment faire pour sauver l'Ogotaï, à seulement six personnes ? (en effet, le mystérieux Amonra-Tout s'est volatilisé, semble-t-il pour ne plus revenir). Puis je me souvins de la promesse que j'avais faite au Padisha et me repris. Nous étions si près du but ! Nous allions ramener son fiancé à sa Splendeur, ou bien mourir en essayant.
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 13 Avr - 18:35

La bataille promettait d'être terrible, car nos adversaires étaient de taille -et de nombre !!! Fort heureusement, la mélopée semblait avoir totalement subjugué les 200 pélots qui se prosternaient face à la statue, nous n'aurions donc, comme adversaires, qu'un puissant seigneur de guerre, un sorcier aux pouvoirs maléfiques, et deux masses de muscles et de furie de cinq mètres de haut. Une paille, comme dirait oncle Vlad.

La salle de sacrifice était immense, et nous ne pouvions pas atteindre le sorcier ou Kublai Khan de là où nous étions, nous convînmes donc de nous séparer en deux groupes, en concentrant nos forces sur le sorcier. Les colonnes qui supportaient la salle étaient chargées d'énormes lampes à huile, et le passage entre les colonnes et le mur était trop étroit pour permettre aux yétis de passer, nous utlisâmes cet avantage pour nous approcher tout en arrosant le sorcier et ses créatures de flèches trempées dans l'huile -davantage dans l'espoir de les tuer que de les transformer en escargots tout chauds, c'est bizarre comme ce genre de bêtises peut se rappeler à ma mémoire au moment où je m'y attends le moins-.

Nous avons donc progressé latéralement en concentrant nos efforts sur le sorcier, que nous parvînmes à terrasser. Terrence, accompagné de Zhuang et Uhana, dut affronter Kublai Khan et un des deux yétis, tandis que je laissais Chuluun et Kang Jian en découdre avec le second, en profitant de la confusion pour rejoindre l'Ogotaï et le délivrer promptement. Une fois sur ses pieds, je lui mis mon cimeterre dans la main, et il se jeta sur le yéti survivant, le fendant pratiquement en deux d'un seul coup d'épée. Au même moment, une foule de cavaliers entrait dans le temple, et nous reconnûmes avec soulagement les hommes de l'Ogotaï. Oghul et Kublai Khan morts, les deux cents fidèles les rejoignirent, périssant sous l'épée des gardes de l'Ogotaï.

Il nous fit l'honneur de nous inviter à prendre part aux festivités des noces, qui devaient suivre deux semaines de deuil pour pleurer le sort de Manaya, la Fleur des Steppes. L'Ogotaï, qui s'avéra être un homme cultivé et bien plus raffiné que ce à quoi s'attendait sa promise, nous fit mille civilités pendant ce temps de recueillement, puis de réjouissances. Nous en profitâmes tous pour panser nos blessures, et profiter de la fête. 350 chefs de clan furent conviés à ce mariage qui scellait la paix entre deux peuples. Nous fûmes inités à quelques usages hyrkaniens, comme la danse du feu, la chasse au faucon et le koz-mitza (un jeu assez étrange où deux équipes se disputent une carcasse de mouton, le tout à cheval. Je suis sûr qu'en remplaçant la carcasse par une balle et en équipant les joueurs de cannes, cela donnerait un sport susceptible de plaire dans pas mal de pays..). Encore une bonne nouvelle : sa Splendeur semblait bien plus encline à épouser l'Ogotaï, maintenant qu'elle l'avait enfin rencontré. Non, la princesse ne me manquera pas. Non, je n'ai pas été ému au mariage. C'était une poussière dans mon oeil.

L'Ogotaï nous proposa également fort civilement de faire partie de sa horde. J'ignore ce qu'il en est pour les autres, mais je pense que je vais décliner son offre pourtant aimable. Notre monde est beau et vaste, et il me reste encore bien des choses à voir !
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Dewey
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 13 Avr - 19:43

Récit de Chuluun:
Oghul, le vil sorcier, continue à prier son dieu. Nous arrivons à entendre: Oghul lui demande d'accepter en sacrifice Ogotaï. Il mentionne les enfants d'Arimar Tangmi, les terrifiants yétis.
Croyez-en mon expérience, les fidèles sont hypnosés par la musique venant de l'étage inférieur. Donc tant que la mélopée retentira nous avons rien à craindre de ces hommes envoûtés. Cependant nous devons nous dépêcher: la cérémonie pourrait été bientôt terminée.
Des énormes jarres sont suspendues de chaque côté le long de plusieurs colonnes par le plafond et permettent d'éclairer les lieux.
Yuri et moi, nous nous faufilons avec Kang Jian sur la gauche tandis que Terrence part sur la droite avec Zhuang et Huana.
Nous allumâmes nos flèches grâce aux jarres et visons le sorcier. Il fallut plusieurs fois l'attaquer, Oghul étant protégé par une barrière magique. De plus les Yétis nous attaquent ainsi que Kubilaï-Khan. Le sorcier meurt mais une des créatures d'Arimar Tangmi se jette sur moi. Heureusement je fis un pas de côté et la colonne près de moi réussit à amortir une partie de la violence du coup. Mais je suis bien mal en point et je m'évanouis.
Lorsque je revins à moi on est en train de me soigner. Nous avions vaincu le sorcier et Ogotaï était libre. De plus juste après que le yéti m'ai blessé, des renforts d'Ogotaï sont arrivés. Il s'agit de Monké et de ses hommes.
Nous rentrons au camp et retrouvons la princesse. Ogotaï est très reconnaissant pour tout ce qu'on avait fait pour lui. Si ce n'était pas déjà prévu nous sommes d'emblée invités aux noces. Cependant deux semaines de deuil sont nécessaires pour laisser à cet homme pour pleurer sa première femme qui est morte, ainsi que ses soldats.
Ogotaï vient souvent à notre rencontre, c'est un homme très cultivé (loin de l'idée du "baiseur de chèvres" dont se faisait la princesse) D'ailleurs Shéérazade commence à le trouver à son goût. Trois cent cinquante chefs de camp sont invités au mariage et nous sommes initiés aux moeurs hyrkaniennes, à la chasse aux faucons, à la danse du feu et au koz mitza (discipline sportive) Ogotaï nous propose même de faire partie de sa garde mais pour ma part, je refuse. En effet j'ai toujours l'intention de rentrer dans le domaine familial un jour.
N'ayant plus de nouvelles d'Amonra le stygien (il semble avoir fui après la bataille), nous nous renseignons auprès de Monké. Il serait parti vers un petit village qui nous rapprocherait du Khitaï. Serait-ce un signe du destin pour me dire que je dois bientôt regagner ma terre natale?
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KyouM
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 13 Avr - 20:01

Nous voilà dans une grande alcôve où serait sacrifié l’Obotaï. Il y a beaucoup d’adeptes devant nous en train de psalmodier sur une musique morbide. Il y a le shaman décharné à la peau de bête Oghul qui tient un couteau de pierre sacrificiel et Le chef du clan qui s’est opposé à la paix. Deux immenses bêtes à la fourrure fournie encadre un gong et semble attendre leur pitance qu’est l’Obotaï.
Yuri et Chulun vont se cacher derrière une colonne de crâne à gauche. Et tandis que je me dirige du côté opposé, je vois une des créatures renifler, je me dépêche de me déplacer avec Zian et Houna.
Les flèches fusent des deux côtés, attaquant le shaman et les bêtes velues. Je vois Zian foncer avec courage, je crois qu’il veut son manteau de fourrure. Malgré la taille imposante des yétis et que le fils d’orage, ils ne font pas le poids. J’entends à peine dans la bagarre qu’une des colonnes explose sur la droite. Les hommes de l’empereur arrivent à notre rescousse pour encercler les adeptes. L’Obotaï est nu mais libre et demande à faire placer les têtes ennemies sur des piques. Il nous convie à son mariage, il est loin d’être aussi horrible que le disait la princesse et même elle semble revoir son opinion en la faveur de l’empereur.
Les festivités auront duré deux semaines, c’était somptueux. Nous aurons pratiqué des joutes, appris la danse du feu. L’empereur nous honore en nous proposant de rejoindre sa horde mais nous refusons poliment.
Pas de trace de notre chercheur de relique, nous interrogeons la garde. Ils l’ont vu redescendre du temple mais pas de nouvelle visite. Il a du se ravitailler dans un village dans les plaines du territoire Khitaï. Nous voilà sur la piste d’une nouvelle aventure.
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conan
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   Ven 20 Avr - 20:21

si vous ne faites pas le résumé vous allez oublier l'essentiel de cette campagne, surtout s'il faut attendre 6 mois ou un an pour la suite ....
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MessageSujet: Re: Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)   

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Conan, l'aventure à partir du 2nd trimestre (janv-avr2012)
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